sous le soleil...(suite et fin)

Publié le par mongomoudj


suite et fin de l'interview de Hubert Daniel-Sabinhansel dit "kick"
 (coureur amateur et atypique du Paris-Dakar)

vous avez manqué le début...c'est par là



Bien Kick, ne nous énervons pas. Changeons de sujet. C’est donc votre 2e participation au Paris-Dakar. La 1ère remonte à l’année 1986, année tragique…

M’en parlez pas, tragique. L’année noire. Fin de 10e étape, je coule une bielle. Pas de pièce de rechange, alors comme d’ab’, je profite de la nuit pour faire le tour du campement, discretos, histoire de voir comment réparer le moulbif. Les grosses écuries, y’a rien à chourrer chez elles, tout est super surveillé, par contre, y’avait l’hélico, là, posé un peu à l’écart du bivouac. Et là, le rêve, l’hélico, une vraie boutique volante. Bon, j’connais rien en avions, mais j’me dis que c’est pas un joint en moins qui va l’empêcher de voler ce coucou. Que des sales souvenirs pour moi, surtout que ce joint, j’ai même pas pu l’adapter à ma bécane. J’ai donc dû abandonner. Les boules.

Tragique pour vous, peut-être, mais certainement moins que pour Daniel Balavoine et sa famille.

L’aut’ gaucho là ? La ziza tout ça ? Moi j’pensais que c’était un chanteur, pas un pilote d’hélico.

Donc vous n’aimiez pas Balavoine ? Par contre, vous deviez avoir beaucoup d’estime et d’admiration pour Thierry Sabine, un grand pilote, non ?

Sabine ? Un caisseux d’mes couilles, et avec un nom pareil, sûr que c’était un pd.

Kick, on le voit dans vos propos, vous avez votre petit caractère, ce qui vous a valu quelques problèmes avec d’autres participants ainsi que plusieurs rappels à l’ordre de la part de la direction du rallye.

Vous parlez de la bagarre de l’aut’ jour, c’est ça ? Parce que vous, si on vous accuse de vol, vous restez sans rien dire ? Moi non. Alors, chuis allé le voir le Nani Romano, on s’est parlé entre 4 yeux, et je lui ai donné mon point de vue.

C’est surtout votre poing sur la gueule, que vous lui avez donné…

C’est vrai, mais… les ritals y sont bons pour la parlotte mais pour la bagarre y valent rien.

Mais il n’y a pas que ça, Kick, l’ensemble de la presse a souligné l’ambiance très lourde qui a pesé cette année sur ce Paris-Dakar 2005. Toutes ces pannes étranges, ces crevaisons, le sable dans le réservoir… Beaucoup disent que vous ne seriez pas complètement étranger à tout ça. Qu’avez vous à répondre à ces accusations ?

Y sont jaloux, quoi, c’est tout, quoi. Les pneus crevés, c’est la caillasse. Quant au sable, y’en a partout, à la fin de la journée, j’en ai même plein la rose des sables, enfin l'anus quoi, alors faut pas déconner quand même.

D’accord, mais si vous êtes 2e, c’est quand même grâce aussi aux malheurs des autres concurrents. Vous êtes d’accord avec cette analyse ?

C’est la loi des séries. C’est vrai que cette année les motos ont beaucoup trinquées. C’est pas de bol. Mais y avaient qu’à mieux se préparer aussi.

On remarquera qu’en 1986, lors de votre dernière participation, les motos avaient déjà connu des problèmes de ce genre. Étonnant, quand même !

vous cherchez la castagne ? On m’accuse d’abord de vol, ensuite de sabotage, bientôt je vais être responsable de la famine dans le monde. D’ailleurs, on m’accuse de tout, mais faudrait pt’être aussi penser un peu aux aut’ boubous là. Parce qu’eux y sont pas tout blancs non plus.

Kick, vos propos sont franchement racistes alors avant de mettre un point final à cette interview, j’aimerais aborder avec vous un dernier point. Vous risquez d’être disqualifié pour avoir été surpris avec un passager sur votre moto. Le règlement est pourtant très clair à ce sujet, c’est une course en solitaire, et aucune aide ne peut être apportée aux concurrents. Comment vous justifiez-vous ?

J’y crois pas. Je prends un petit noir en stop, et on veut me disqualifier ?
J’aide les Africains dans leur galère, je me propose de dépanner un ptit gars qui devait aller acheter des médicaments pour sa petite sœur malade, et on veut me disqualifier ?

Oui, mais Kick, des images prises par hélicoptère montre clairement que ce petit garçon vous a beaucoup aidé dans les dunes. Vous n’allez pas nier qu’il vous poussait quand vous étiez enlisé… Vous vous êtes servi de ce petit gars comme d’un boy, d’un esclave…

Ouais, le ptit m’a filé un coup de main, normal, non ? C’est donnant donnant, j’le dépanne, y’m dépanne. C’est pas ça qui fait de moi un négrier, non ? Pis merde, quoi, j’avais pas de plaques de désensablement, alors j’me suis démerdé avec les moyens du bord. Le système D, quoi ! Vous êtes bien tous des fouilles merde les journaleux. Vous voyez le mal partout, vous êtes vraiment des pourris. Faire d’un bon samaritain comme moi un esclavagiste, j’aurais vraiment tout entendu. Allez moi je me casse.
Salut les trou du cul !

fin de l'interview donc!

la rédaction



Publié dans moudjostilo

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Klub des Krasheurs 03/02/2006 22:12

Une bien belle rencontre avec l'un des cinq cent connards chers à Renaud.
bravo les mecs!