Guy Carlier : splendeurs et misères du petit étron

Publié le par Père Benoît


    Guy Carlier a su nous faire rire. Particulièrement quand il officiait sous le pseudo de Le Tallec avec Ruquier et à peu près tant qu’il est parvenu à se cantonner à son rôle de simple chroniqueur radio anonyme. Sa période de splendeur n’aura duré que le temps qu’il lui aura fallu pour sortir de l’“anonymat”.
    Inconnu des célébrités qu’il pouvait encore se permettre de critiquer parce qu’il n’était pas amené à dîner le soir même avec elles, il parvenait encore parfois à voir la merde culturelle que produisaient les invités qui lui faisaient face… même s’il faut bien reconnaître que Guy, lui-même producteur de merde à ses heures (n’a-t-il pas travaillé pour Delarue dans Ça se discute et n’écrit-il pas des chansons aussi idiotes qu’il est gros), n’aura jamais été un modèle de franchise et de courage. En effet, Carlier, entre autres défauts, n’a jamais eu la crampe de critiquer un invité en sa présence… à moins qu’il s’agisse d’endives moites comme Elisabeth Tessier, c’est-à-dire des “riens” médiatiques, des cibles faciles que personne n’oserait afficher à son tableau de chasse. En outre, s’il se situe lui-même volontiers à gauche sur l’échiquier politique, il serait bien vain de chercher une de ses chroniques dans lesquelles il se livrerait à une charge contre un des nombreux invités de droite qui fleurissent sur les plateaux de l’infect Marco. Après avoir tant craché sur le petit écran et ses marionnettes, le voilà lui-même dans son aquarium à barboter piteusement dans ses propres crachats et à jouer les potiches d’un des animateurs les plus minables du système médiatique planétaire.
    Lui qui avait été engagé a priori pour jouer les snipper avec ses fulgurances et faire monter l’audience de ce programme phare de la vulgarité télévisuelle, est immédiatement apparu aux yeux de tous comme un gros nounours à compliments. La baudruche qu’il était depuis toujours s’est dégonflée sous la chaleur des rampes de lumières pour redevenir le flan à la crème qu’il a sans doute toujours été. L’ami de ceux et de ce qu’il critiquait a fini par trouver la pierre philosophale : pour remplir ses prochains bouquins il n’a plus qu’à se regarder à la télévision et à prendre note de ses propres « misères du petit écran ».


Publié dans moudjostilo

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Josh Brown 19/03/2006 02:29

Il m'apprend le nom des étoiles Tout en haut des cathédrales Il joue la musique de l'espoir Son piano pleure des larmes d'ivoire Je sens la caresse sur mon poignet Du bracelet Brésilien qu'il m'a donné En disant: quand il se cassera Alors ton rêve* se réalisera* je rêve d'un monde dans lequel on apprendrait des chansons de guy carlier en chant-chorale

Pingouin 18/03/2006 17:05

Ah, ces punks... que de violence !  L'étron Fogiel n'as pas à ce point métamorphosé le baracuda... il peut rester caustique. La proximité caca-visuelle fogielienne l'a certes lissé, mais vos propos manquent un chouillat de nuance cher père Benoît... Carlier est assis sur Ariane, ne l'oublions pas.